dimanche 14 décembre 2014

** vidéo ** Bilan 2014: les auteurs les plus lus. N°1: Franck Thilliez

Salut à vous !

Aujourd'hui je démarre une série de vidéos devant le sapin de Noël qui aura pour thème de vous présenter mon bilan lectures de 2014.

Je préfère procéder en plusieurs fois car il  a tellement de choses à dire...

Je commence bien évidemment avec Monsieur Franck Thilliez qui a fait battre mon coeur et retourné mon cerveau à de multiples reprises cette année.

Bisous et bonne semaine !


jeudi 11 décembre 2014

Le Manuel du Serial Killer, de Frédéric Mars (thriller)



Frédéric Mars, le Manuel du Serial Killer
***
Thriller
Hachette Black Moon
462 pages


Lu en décembre 2014
lecture commune avec Caroverdelivre
dans le cadre de son rendez-vous "Qui m'aime me suive"






Quatrième de couverture: 

Dans deux heures ou trois heures tout au plus, ce garçon sera mort.
Je vous raconte la suite? 
Les hululements de douleur du môme qui se tient le ventre à deux mains ?
Ses convulsions sur le sol de la cuisine familiale ?
Les cris de la mère qui découvre son fils déjà quasi exsangue ?
Raide comme une batte. 
Vidé ou presque de son sang, 
écrasé comme un petit cafard sur le carrelage immaculé.
Les yeux du gamin ont cessé de papillonner.
Le coma ne va pas tarder à l'emporter.
Même avec la meilleure volonté du monde, le médecin ne sera pas sur place avant plusieurs minutes.
Et sans soins immédiats, il va...
Alors, je vous raconte la suite? 
Non.
Je vais plutôt vous parler de moi. C'est ça, de moi seul.
La mort est en moi. Là dans la tête. Elle y a toujours été comme chez elle. 

Mon avis.

Je me rends compte, en m'attelant à la rédaction de cette chronique, que j'aurais du lire la 4ème de couverture avant de me lancer dans cette lecture. Je pense que celle-ci en dit beaucoup plus qu'on ne le croit, enfin, c'est le sentiment que j'ai maintenant que j'ai terminé le livre. Autant vous prévenir, la rédaction de ce billet risque d'être fastidieuse. J'ai aimé ce livre et en même temps je suis en rage depuis que je l'ai lu. L'explication se trouve essentiellement dans le dénouement, que je ne souhaite pas vous dévoiler (ce serait nul de ma part), ce qui va rendre d'autant plus compliqué de vous expliquer mon ressenti. 

Bon allez, je me lance. 

Avec ma fidèle comparse de lecture Caro, nous nous sommes lancées dans ce livre, qui a beaucoup retenti dans la blogosphère à l'époque de sa sortie. Moi, comme d'habitude, j'étais complètement passée à côté du battage médiatique (je vous ai déjà dit que je vivais dans une grotte?), et je suis tombée sur ce livre au hasard d'une brocante. C'est le titre et la couverture qui m'ont donnée envie de le lire. Et je n'ai pas vraiment lu le résumé, je m'attendais à une histoire à la Dexter (Cf. le titre) et je suis partie sans a priori.

Il est question d'un jeune homme, Thom Harris, qui intègre la prestigieuse Université d'Harvard. Depuis le plus jeune âge, il est atteint d'une infirmité à l'oeil (en fait, il a un oeil tout blanc, ce qui le rend complètement flippant et faire fuir tout le monde autour de lui), ce qui a fait de lui un garçon solitaire, rejeté de tous, sans réelle attache affective. Il a grandi dans un orphelinat après la mort de ses parents, qui a été un tel traumatisme pour lui qu'il n'en a plus de souvenirs. 

En tant que "pupille de la nation" en quelque sorte, il est rendu bénéficiaire d'une bourse lui permettant d'aller étudier la littérature à Harvard: le rêve ! Seule contrepartie: compte tenu de son enfance difficile et du traumatisme qu'il a subi à la mort de ses parents, il devra suivre un suivi psychologique régulier. 

L'histoire se corse lorsqu'il se retrouve à travailler pour le journal de l'Université, ce qui l'amène à suivre un inspecteur dans son enquête sur une série de meurtres ayant frappé Boston ces derniers jours: de jeunes garçons sont morts dans d’atroces souffrances, dans des circonstances mystérieuses. 

L'expérience du journalisme n'étant pas concluante pour Thom, il finit par intégrer une maison d'édition, et découvre au rang des manuscrits en attente d'être publiés, le fameux "manuel du serial killer"...qui sera publié quelques jours plus tard sous son nom! 

Voilà, je crois que je ne peux pas en dévoiler beaucoup plus. 

En suivant l'enquête sur les meurtres d'enfants, Thom sera finalement amené à se confronter à des souvenirs profondément enfouis, à son enfance, à ses parents. La publication du Manuel du Serial Killer va lui causer de nombreux problèmes, et va le placer sous les projecteurs, lui qui aime tant rester en retrait, seul dans son coin... Cette histoire sera finalement une quête de vérité pour Thom qui devra découvrir les pages les plus sombres de son passé. 

Sur ce point, l'auteur a bien fait son job. Le Manuel du Serial killer est un bon thriller, il se lit très bien, le style est efficace.

Frédéric Mars m'a baladée, je me suis fait avoir pendant toute l'histoire, à me demander qui était derrière tout ça, j'ai échafaudé des plans, vu des conspirations partout etc.  Sur ce point, le boulot a été fait. 

Je ne me suis toutefois pas assez attachée à Thom qui a pourtant tout pour plaire. C'est un jeune homme mal dans sa peau, qu'on aurait bien envie d'aider, et pourtant je n'ai pas senti en moi cette fibre altruiste qui me caractérise habituellement face à ce genre de personnage torturé. 

(J'en viens à me demander si ce n'est pas encore une fois une manœuvre de l'auteur? Ceux qui ont lu le livre en entier comprendront).

et puis surtout, j'ai détesté la fin.

Je me doutais bien que l'auteur nous avait préparé une fin "coup de poing", mais j'étais loin de m'imaginer ce qu'il nous balance en dernières pages, alors pourtant que des indices avaient été semés tout au long du livre...peut-être que je n'avais pas voulu les voir? 

Je suis pourtant habituée à lire des "thrillers retourne-cerveaux" et j'adore me faire avoir, je trouve en général complètement prodigieux qu'un auteur nous mette au cœur d'une histoire rocambolesque, nous fasse échafauder mentalement des hypothèses toutes plus loufoques les unes que les autres, nous fasse soupçonner alternativement chacun de ses personnages pour finalement nous montrer qu'on n'a rien compris depuis le début. En fait. 

Sauf que là, pour moi, ça ne l'a pas fait. Parce que quand vous lisez les dernières pages. vous vous rendez compte qu'il faut relire le livre depuis le début. J'ai eu la sensation d'avoir lu pour rien. C'est quand même un comble, non ?

J'ai le curieux sentiment d'en vouloir à Frédéric Mars, sans vraiment savoir pourquoi. La vérité, c'est qu'au fond je m'en veux sans doute à moi-même, lectrice aguerrie, qui n'ai pas vu venir la chute. En refermant le livre, c'est comme si j'avais Frédéric Mars en face de moi qui pétait de rire en me disant "ha la tête que tu fais ! Je t'ai bien eue !!". 

Et je n'aime pas qu'on se moque de moi. Même si quelque part je l'ai mérité. 

En résumé

Un thriller qui cache bien son jeu, qui m'a emportée, mais dont la fin m'a fait me sentir stupide. 
A lire si vous n'êtes pas aussi susceptible que moi !

dimanche 7 décembre 2014

** Vidéo ** : Bilan lectures de novembre 2014



Salut à vous !

Je vous propose (enfin) le bilan de mes lectures du mois de novembre 2014!

Il s'agit de trois thrillers:

- Celui dont le nom n'est plus, de René Manzor

J'ai lu ce livre pour le blog de Gwen, "Heroysa Monster"
le lien vers ma chronique est ici :
http://heroysa-monster.blogspot.fr/2014/11/celui-dont-le-nom-nest-plus-rene-manzor.html

- L'Anneau de Moebius, de Franck Thilliez

- Le Manuel du Serial Killer, de Frédéric Mars

J'ai lu ce dernier livre avec ma chérie Caroverdelivre dans le cadre de son rendez vous "qui m'aime me suive"

Bonne semaine de lectures à vous !

mercredi 3 décembre 2014

Sortilège, d'Alex Flinn

Sortilège
titre original: Beastly
d'Alex Flinn 
**
FantastiqueHachette Black Moon 2007
331 pages
lu en: octobre 2014

Acheté d'occasion 1 euro 
brocante du 05/10/2014







Quatrième de couverture


Je suis un monstre.
Pourtant, autrefois, j'étais le type parfait: grand, beau, riche, et...attrocement méchant.
Je n'aimais que moi et c'est pour cela qu'un sort m'a été jeté.
Je suis devenu une bête difforme, velue, monstrueuse.
Il me reste deux ans pour être aimé d'une jeune fille, sinon...
Ceci n'est pas un conte de fées.
Mon histoire prend place aujourd'hui, en plein coeur de New York.
J'espère que quelqu'un va venir à mon secours.

L'amour saura-t-il me trouver...et me sauver ?

Mon avis: 

J'attendais de ce livre qu'il me détende. Je n'en attendais rien de particulier, et en un sens, tant mieux.

Il s'agit d'une réécriture du conte de la Belle et la Bête, à la sauce moderne. Une bonne idée en soi, sachant qu'à la base j'aime beaucoup cette histoire. Cette fable qui dénonce le culte de l'apparence semble indémodable, et prend aujourd'hui un sens particulier, dans notre société qui place l'esthétisme au centre de tout.

Kyle, un lycéen friqué, fils d'un présentateur de JT, un égoïste qui l'a élevé dans le culte de la beauté, fait la pluie et le beau temps dans son bahut. Adulé de tous, populaire, il collectionne les jolies filles et méprise volontiers ceux qu'il estime indigne d'intérêt.

A l'occasion du bal de fin d'année, il se comporte comme un gros connard avec une jeune fille de son lycée, qu'il humilie cruellement. Très vite, il est rattrapé par son attitude: cette jeune fille est en fait une sorcière, qui décide de lui donner une bonne leçon et lui lance un sort. Il sera transformé en bête hideuse, et devra, pour contrer le sort, se faire aimer et recevoir un baiser d'amour dans les deux ans. Sinon, il restera à jamais un monstre.

Le personnage de Kyle m'a vite gavée, je ne m'y suis pas du tout attachée. C'est une vraie caricature du lycéen-beau gosse-imbu de sa personne, cruel, méprisant. Certes, son personnage prend une autre tournure par la suite, puisque le mauvais sort dont il est victime lui fait voir la vie sous un autre angle et revoir ses préjugés sur la beauté. Sa "monstruosité" le rend sensible à d'autres formes de beauté que celles à laquelle il était obsédé auparavant: l'art, la poésie, les roses...Malgré tout, même le "nouveau Kyle" ne m'a pas convaincue. Un peu trop lisse, sans doute. Je n'ai pas été émue plus que ça par son sort.

Par contre, j'ai beaucoup aimé le personnage de la jeune sorcière. C'est l'élément perturbateur de l'histoire, elle met du piment dans le récit. Elle apparait non seulement au moment de lancer le fameux sortilège, mais également à plusieurs reprises par la suite, puisqu'elle reste en contact avec Kyle qui s'adresse régulièrement à elle. Avec ses répliques cinglantes, elle m'a fait bien rire.

Evidemment, Kyle finit par rencontrer sa "belle", la fille au coeur pur qui est susceptible de voir en lui non pas le monstre hideux qu'il est devenu, mais l'être humain sensible, cultivé, doté d'une beauté intérieure. Il s'agit de Lindy, une fille insipide à laquelle il n'a jamais prêté attention au lycée. Ce personnage aurait gagné à être un peu moins lisse là aussi, Lindy est bien sous tous rapports, gentille, intelligente, passionnée par les livres, elle mise sur la réussite scolaire pour sortir du milieu défavorisé dont elle est issue. Son père est méprisable: toxicomane, il n'hésitera pas à sacrifier sa fille pour sauver sa peau. C'est ainsi qu'elle se retrouvera cloitrée dans la maison de Kyle, terrorisée, condamnée à vivre aux côtés d'une bête. Et encore, même en sachant que son père est un looser, elle retourne quand même le retrouver dans la dernière partie du récit parce qu'elle s'inquiète pour lui. Elle est juste "trop bien", cette fille, en fin de compte !

Question paternel, Kyle n'est pas gâté lui non plus puisque son père, qui ne se préoccupe que de son physique et de son succès professionnel, a honte de son fils qui a été transformé en bête hideuse, et décide tout bonnement de l'enfermer dans une maison à l'abri des regards. Très sympa.

C'est ce que je reproche à ce roman: son traitement trop manichéen. Les gentils sont très gentils, les méchants sont très très méchants. On reste donc dans le conte pour enfants: dans ce cas je ne vois pas l'intérêt de réécrire le conte si on ne va pas plus loin dans la façon de traiter le sujet. De ce fait, je trouve ça un peu dommage.

Le seul point sur lequel l'auteur a réussi son coup, à mon sens, c'est en faisant tchater Kyle sur un forum avec d'autres personnes victimes de mauvais sort: un type transformé en grenouille, une sirène qui veut devenir humaine, ... les clins d'oeil aux autres contes étaient bienvenus, et le côté "tchat sur internet" apporte une touche de modernité raffraichissante. 

En fin de compte, cette histoire est une romance agréable, une lecture légère-pas-prise-de-tête, mais je ne pense pas être le public visé. Voilà tout.

Ce que je retiendrai de ce livre:

Une jolie romance et une dénonciation du culte de la beauté, qui auraient gagné en intérêt si le sujet avait été un peu plus creusé et abordé de façon moins manichéenne. 


Toutefois, ce roman ravira sans doute le jeune public auquel il s'adresse.