lundi 28 octobre 2013

c'est lundi, que lisez vous? #3

"C'est lundi que lisez-vous" est un rendez vous hebdomadaire sur la blogosphère, qui consiste à faire le point sur ses lectures passées, sa lecture en cours et ses lectures futures.

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La semaine dernière, j'ai lu

Nos Etoiles Contraires, de John Green


Une lecture poignante qui m'a beaucoup marquée. 
Une belle histoire d'amour dramatique comme je les aime !
Le tout avec beaucoup de subtilité, de poésie, de pudeur.

ma chronique: ici


Cette semaine, je lis


Dracula, de Bram Stocker




J'avais prévu, initialement, de me plonger dans Fatherland de Robert Harris. Et puis finalement, en rangeant ma bibliothèque, je suis tombée sur Dracula, qui me fait envie depuis très longtemps, mais que j'avais plus ou mois oublié parce que mes livres étaient dans des cartons suite à mon récent déménagement. Et puis Dracula c'est dans le ton d'Halloween qui approche alors je me suis dit, banco !


J'ai lu environ un dizième du livre pour l'instant et j'adore l'écriture de Bram Stocker. 

C'est fou comme ce livre qui date du 1870 est moderne. 

Je précise que j'alterne lecture sur livre papier et lecture en format numérique, ce que je n'ai encore jamais fait jusqu'alors. 



Ensuite, je lirai...

Je n'ai pas encore arrêté ce que je vais lire après Dracula. 

Je vais sans doute piocher dans ma PAL du challenge "Cold Winter"

avec pour l'instant une forte attirance vers "Deuils de miel" de Franck Thilliez car j'adore définitivement cet auteur !




Voilà voilà, bonne semaine de lecture à vous !


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jeudi 24 octobre 2013

Mon avis sur "Nos étoiles contraires", de John Green

Nos Etoiles Contraires

Auteur: John Green

Année de parution: 2013
Editions: Nathan

Genre: romance


Nombre de pages:327

lu en: octobre 2013


Acheté: 16,50 euros au Furet du Nord

ma note: 5 sur 5
(super fann)

Quatrième de couverture

"Lorsque je lisais ce livre à la plage, ma mère m'a demandé ce qu'il racontait.

Et moi complètement absorbée par ma lecture et désirant y retourner au plus vite, je lui ai dit le gros de l'histoire: 
- C'est une fille qui a le cancer, qui rencontre un gars qui avait le cancer, c'est génial!
Alors là, elle m'a lancé un regard inquiet et m'a dit:
- T'es sûre que ça va ?
( une lectrice sur boknode.com)

Un roman sur la vie, la mort, et les gens qui se retrouvent coincés entre les deux. "Nos Etoiles Contraires", c'est du John Green au somme de son art. On rit, on pleure et on en redemande (Markus Zusak, auteur du besteller La Voleuse de livres)


Alors qu'on craint de ne ressentir que de la tristesse en le refermant, ce livre nous fait aimer la vie plus que jamais (Mélanie Blossier, chroniqueuse pour le magazine Page et libraire à la librairie Doucet, au Mans)


Ca frôle le génie. Ce livre est tout simplement dévastateur. Il affronte sans peur les émotions simples, directes, puissantes. (Time Magazine)"

Mon avis: 

Whaouh. Je me suis prise une belle claque avec ce livre. 

A vrai dire, les avis qui sont sur le 4ème de couverture lui rendent parfaitement justice. Ce n'est pas un livre ordinaire, et cela, sans doute du fait du sujet qui y est abordé: oui, les adolescents atteints d'un cancer ont aussi le droit d'être amoureux et de vivre leurs premiers émois. J'avais un peu peur en me lançant dans l'histoire que ça me fasse déprimer, car le postulat n'est pas franchement gai. Mais c'est là tout le talent de l'auteur, qui a réussi à faire de son livre une magnifique leçon de vie, dont on ne sort pas "abattu" mais plutôt plein d'espoir. En tout cas, ça a été mon ressenti, et je trouve que John Green mérite vraiment toutes les critiques positives que j'ai pu lire ou entendre à son sujet. 


Hazel 16 ans et Augustus 17 ans, jeunes américains de l'Indiana, se rencontrent dans un groupe de soutien pour malades du cancer. Hazel a un cancer aux poumons et se balade en permanence avec une bonbonne d'oxygène reliée à ses narines. Augustus a eu un cancer qui lui a coûté une jambe, il porte une prothèse. Ils sont hors du commun, mais pas (seulement) du fait de leur maladie. Ils ont tous les deux une personnalité complètement à part, un brun cynique, qui fait que leur rencontre est comme une évidence. Ils vont tomber amoureux, sentir leurs coeurs battre à l'unisson et ressentir ce formidable élan d'espoir et d'invincibilité que crée le sentiment d'amour partagé. Cependant, ils ne pourront pas se montrer longtemps aussi insouciants que des ados ordinaires, la maladie se rappelant bien vite à leur souvenir. Pour Hazel, accepter l'amour d'Agustus, c'est finalement le condamner à souffrir, puisqu'elle risque de mourir rapidement et de l'"abandonner". Malgré cette épée de Damoclès, elle vivra avec lui les moments les plus forts de sa vie. 


C'est vraiment bien écrit, poignant, assez poétique, à la fois triste et joyeux...c'est très fort! 


En plus, le roman nous emmène à Amsterdam, ville que j'ai visitée l'an dernier avec mes amies, et j'ai trouvé que l'ambiance de cette capitale était très bien retranscrite, avec ses vélos omniprésents, ses couleurs, ... 


Une lecture "coup de poing" qui m'a vraiment émue mais sans m'anéantir de tristesse. 



Ce que je retiendrai de ce livre: 

John Green a su parler de la mort et du cancer, et en faire un livre sur la vie, sur l'amour, sur la jeunesse et le bonheur. Un livre qui remet assurément les idées en place. 

mercredi 23 octobre 2013

Ma participation au challenge "Cold Winter"


Comme vous le savez, je me suis lancée le défi de lire tous les livres de mes étagères avant d'en racheter un seul. A l'occasion de mon déménagement le mois dernier, j'ai pu me rendre compte de l'ampleur du désastre: des dizaines de livres accumulés ces dernières années, acquis avec une réelle envie de les lire, mais sans toutefois parvenir à me concentrer, prise d'une véritable boulimie d'acquisitions ! Certes la grande majorité de mes livres sont des occasions, chopées sur les brocantes, à Emmaüs, ou sur Price Minister. Le problème, c'est que comme c'est "pas cher", je me dis qu'il ne faut pas se priver et j'achète, j'achète, je stocke, comme si j'allais devoir passer une année entière enfermée chez moi coupée du monde sans pouvoir m'approvisionner en nouvelles lectures! C'est une attitude complètement ridicule et, qui plus est, frustrante car chaque fois que je contemple mes étagères, je me lamente en poussant des "haaan !! ce roman, il faut trop que je le lise !!", "haaan, celui-là ça fait des années que je l'ai et je ne l'ai toujours pas ouvert!"...

STOP, ça suffit les conneries. 
C'est décidé, je vais tous les lire. 
Et je n'en achèterai plus un seul tant que je n'aurai pas atteint mon objectif.

Une petite limite quand même: je ne refuse jamais qu'on me prête un livre. Je ne vais quand même pas me priver du plaisir du partage de la passion de la lecture, surtout qu'autour de moi, pas mal de gens se sont remis à lire depuis quelques mois, ce qui me comble de joie car je peux partager ma passion, parler pendant des heures des livres que je lis, soûler mon entourage avec mes blablas livresques interminables !! 

Dans l'objectif de ce challenge tout à fait personnel, j'ai décidé de participer au challenge "Cold Winter" proposé par la rédactrice du blog Et en plus, elle lit.

L'idée, c'est de choisir un nombre (au choix) de livres qui ont un rapport avec l'hiver ou avec le fait de lire l'hiver (très large, donc), et qu'on se fixe pour objectif de lire entre le 1er novembre 2013 et le 28 Février 2014. Idéal pour m'aider à me concentrer sur mes objectifs, et en plus, quel plaisir de sélectionner les livres qui seront élus pour ce challenge! 

Comme j'ai enfin terminé ma sélection, je vous les présente avec grande joie.

Ils sont au nombre de 12! Je me dis que 12 livres en 4 mois, c'est jouable. ça fait 3 livres par mois. C'est largement envisageable. 


les élus sont donc:

- Dracula, de Bram Stocker  

parce que c'est le challenge commence à Halloween, que c'est donc de circonstance.
et surtout parce que je rêve depuis des années de lire ce livre!
Je me paierai sans doute le luxe de revisionner le film de Coppola avec ce cher Keanu Reeves et le grand Gary Oldman un soir où il fera bien moche dehors.


- Fatherland, de Robert Harris 

parce que j'avais prévu de lire ce livre avant la fin de l'année de toute façon,
et que mon amoureux me l'a hautement conseillé


- L'Homme qui voulait vivre sa vie, de Douglas Kennedy

parce que je ne connais pas encore cet auteur,
que j'aime bien lire des romances l'hiver enroulée dans mon plaid
et que j'aurai le plaisir de découvrir ensuite l'adaptation cinématographique avec Romain Duris


- Deuils de Miel, de Franck Thilliez 

parce que c'est Franck Thilliez: pas d'hiver sans Franck. Comme j'ai encore plein de romans de cet auteur à découvrir, je devrais même dire: pas un seul mois sans Franck. lol


- Les Brouillards de la Butte, de Patrick Pécherot 

parce que c'est l'hiver, d'où "le brouillard"
parce que ça se passe à Montmartre et que ça me fera donc penser à mon amoureux qui bosse à Paris (mais certes pas à Montmartre) 


- Le premier jour, de Marc Lévy 

parce que c'est présenté comme "un roman d'amour et d'aventure", qu'il se passe aux quatre coins du monde, et que l'hiver, ça fait du bien de s'évader un peu, d'oublier qu'il fait froid et moche.


- Froid dans le dos, de John Sandford 

parce que l'hiver il fait froid
et que c'est un roman que j'ai depuis longtemps dans ma pile et que je tiens à découvrir


- La Cité des Jarres, de Arnaldur Indridason

parce que ma chef, qui me l'a prêté, m'a dit qu'il était génial,
que j'adore les polars nordiques
et qu'après tout, vu le temps qu'il fait en Islande, ça convient parfaitement à un challenge d'hiver


- Le bonheur côté pile, de Seré Prince Halverson

parce que c'est une romance légère et acidulée, qui me fera, j'espère, oublier que l'hiver s'éternise 


- Prières pour la pluie, de Dennis Lehane

parce que Dennis Lehane est un énorme auteur,
et parce la pluie, ça fait penser à l'hiver


- Juste une ombre, de Karine Giebel

parce que l'hiver il fait sombre,
qu'apparemment ce thriller est une vraie tuerie (au sens propre comme au sens figuré)
et qu'il faut absolument que je découvre Karine Giebel


- Quatre, de Will Carver 

parce que c'est un excellent thriller d'après ma chef qui me l'a offert
et que c'est le livre idéal pour terminer un challenge de QUATRE mois. 


J'espère que je vais y arriver. 
En tous cas je suis super motivée, c'est le principal !!

N'hésitez pas à aller jeter un oeil sur le blog de "Et en plus elle lit" pour en savoir plus et, pourquoi pas, participer !

mardi 22 octobre 2013

c'est mardi, que lisez vous? #2

"C'est lundi que lisez-vous" est un rendez vous hebdomadaire sur la blogosphère, qui consiste à faire le point sur ses lectures passées, sa lecture en cours et ses lectures futures.

Bon, ok, on est mardi...mais ce n'est pas bien grave après tout hein...

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La semaine dernière, j'ai lu

Puzzle, de Franck Thilliez 


Une lecture très addictive, livre dévoré en trois jours, thriller haletant de la première à la dernière page: vous l'aurez compris, j'ai adoré. 

sur livraddict: c'est ici
ma chronique: c'est juste là

Cette semaine, je lis:

Nos Etoiles Contraires, de John Green


Conformément aux différents avis que j'ai pu lire sur la blogo,  ce livre est à la fois              triste et joyeux. 
Comment est-ce possible quand on sait qu'il s'agit d'une histoire d'amour entre deux adolescents atteints du cancer? 
C'est vraiment poignant, j'en suis aux trois quarts du roman, je pense le terminer bientôt car il se lit très facilement. En même temps, je n'ai pas envie de quitter trop vite les personnages de Hazel et Augustus...d'autant que, compte tenu de leur état de santé, je pense qu'ils nous quitteront bien assez tôt.


sur livraddict: c'est ici


Ensuite, je lirai...


Fatherland, de Robert Harris





Parce qu'il me fait de l’œil depuis beaucoup trop longtemps...

et que je suis sûre que je vais adorer...(j'espère !)

sur livraddict: c'est ici

Voilà voilà, bonne semaine de lecture à vous !


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vendredi 18 octobre 2013

Mon aviis sur "Puzzle", de Franck Thilliez

Puzzle


Auteur:  Franck Thilliez


Année de parution: 2013


Editions: Fleuve noir


Genre: thriller

Nombre de pages: 430
lu en: octobre 2013 

Prêté par ma chef, aussitôt reçu, aussitôt lu (en 3 soirs)

ma note: 5 sur 5
(super fann!!!)

Sur livraddict:  c'est ici

Quatrième de couverture

Et si on vous demandait de mourir...dans un jeu? 


Ilan et Chloé, deux jeunes gens spécialistes des chasses au trésor, ont rêvé des années durant de participer à la partie ultime d'un jeu mystérieux dont on ne connait pas les règles, dont on ne connait pas l'entrée, et dont on ne sait même pas s'il existe. Mais dont on connait le nom: Paranoïa.

Lorsqu'un an après leur rupture, Chloé réapparait dans la vie d'Ilian en lui annonçant qu'elle sait comment jouer, ce dernier a totalement rompu avec l'univers des jeux, et vit isolé dans la maison de ses parents disparus en mer. Officiellement morts, mais Ilan est persuadé qu'ils ont été enlevés à cause de leurs recherches scientifiques. Après avoir refusé l'aventure, Ilan cède alors que Chloé lui fait part de la rumeur: le gagnant remporterait 300 000 euros.
Après un premier jeu de pistes dans Paris, les deux amis sont enfin sélectionnés. C'est alors qu'ils découvrent la règle numéro 1: "quoi qu'il arrive, rien de ce que vous allez vivre n'est la réalité. Il s'agit d'un jeu" rapidement suivie, à leur arrivée sur les lieux du jeu, un gigantesque bâtiment isolé en pleine montagne appelé complexe psychiatrique de Swanessong, de la règle numéro 2: "l'un d'entre vous va mourir".
Quand les joueurs découvrent le premier cadavre, quand Ilan retrouve dans le jeu des informations liées à la disparition de ses parents, la distinction entre le jeu et la réalité est de plus en plus difficile à faire...
et Paranoïa peut alors réellement commencer... 

Mon avis: 

A chaque fois que je lis un livre de Franck Thilliez, je mets plusieurs jours à me remettre de mes émotions. On ne peut pas dire ça de tous les livres qu'on lit, et c'est sans doute à cela qu'on reconnait un grand auteur. Comment fait-il donc pour, en si peu de pages (430), nous plonger immédiatement dans un univers intriguant, semer des pistes à nous retourner le cerveau, et nous entraîner après de multiples rebondissements vers un dénouement toujours magistral? 

Puzzle est ce que j'appelle un "One shot" chez cet auteur, qui écrit en général des thrillers faisant apparaître ses personnages récurrents, Franck Sharko et Lucie Henebelle, flics torturés qui mènent des enquêtes qui font froid dans le dos. Après "Vertige", l'auteur nous offre ici une histoire qui sort de ses habitudes, toujours dans le domaine du thriller biensûr, mais sans que ses personnages fétiches n'apparaissent. J'avais déjà beaucoup apprécié "Vertige",  et avec Puzzle, Franck Thilliez transforme l'essai. 


Nous suivons ici Ilan, un jeune homme qui dès le début nous apparaît comme désoeuvré: il a perdu ses parents et a du mal à s'en remettre, sa copine l'a quitté sans explication, il vit dans la maison de ses parents où il est seul et où il a froid. Il se sent persécuté, observé en permanence. Et puis d'un coup, son ex copine revient dans sa vie, et lui parle d'un jeu de piste grandeur nature, "Paranoïa", véritable légende urbaine dans le monde des geeks et des joueurs, dont elle pense avoir trouvé l'entrée. Motivée par l'appât du gain (300 000 euros), elle parvient à persuader Ilan de participer à ce jeu avec elle. Très vite, Ilan ne va plus vivre que pour ce jeu, il se retrouve traqué, prisonnier de ce grand jeu de piste dont les organisateurs semblent tout savoir sur sa vie. Et si sa participation n'était pas un hasard? 


Les premiers chapitres se déroulent à Paris, autour de ces deux personnages, et très vite, le jeu se montre omniprésent. Il ne faut surtout pas que je vous raconte trop de détails de l'histoire au point de vous en révéler les clés et de vous gâcher le plaisir. Car vraiment, tout de suite, on se retrouve complètement emporté par cette histoire. On se triture le cerveau: qui se cache derrière ce jeu, basé essentiellement sur la manipulation et les faux semblants? Qui peut avoir des moyens financiers suffisamment importants pour l'organiser? 


Puis une fois qu'Ilan et Chloé rejoignent les autres candidats et découvrent leur terrain de jeu, l'histoire bascule encore plus vers l'horreur. Le décor, à lui seul, est annonciateur de drame: hôpital psychiatrique désaffecté situé en plein milieu des montagnes dans les Alpes, glacial, avec au dehors la neige qui tombe en permanence, créant une sensation d'enfermement et d'angoisse à couper le souffle. Franck Thilliez écrit tellement bien qu'on s'y croit. J'avais froid en lisant, pourtant emmitouflée dans mon plaid, j'entendais le vent siffler à travers les vitres (heureusement que mon chat était là pour me tenir compagnie car c'était assez flippant quand même!)


J'ai tremblé avec Ilan, je me suis posé des centaines de questions, Franck Thilliez m'a encore une fois complètement embarquée dans son délire. Mon seul regret, c'est d'avoir assez rapidement deviné le dénouement. Mais je ne pense pas que ce soit un défaut de l'auteur, mais plutôt à cause du fait que je sois une fan inconditionnelle des livres et films de ce genre. On sent dans le récit les nombreuses influences littéraires et cinématographiques de l'auteur, autour du jeu: on pense au film The Game, avec Mickael Douglas pour le thème du jeu diabolique, à Existenz de David Cronenberg aussi, avec la difficulté de savoir où s'arrête le virtuel et où commence le réel, au magistral Shutter Island, avec l'univers de l'hôpital psychiatrique, à Shining de Stephen King pour l'enfermement, la neige, et la paranoïa... Il est également question de la Divine Comédie de Dante, et j'ai même pensé à plusieurs reprises à la série Lost (au dénouement de la série, pour ceux qui l'ont suivie).


Bref, pour moi ça a été un énorme moment de lecture. Moi aussi, j'ai été prise au piège par Paranoïa. J'ai fait l'erreur de le lire en semaine, et donc j'ai grappillé chaque seconde de temps libre pour avancer un peu plus vers le dénouement: ouverture du bouquin dès le petit dej , pendant la pause dej, le soir dès mon retour à la maison...j'ai même fini par avancer l'heure de mon réveil pour pouvoir avancer avant d'aller au bureau ! 



Ce que je retiendrai de ce livre

Un thriller haletant, très bien écrit. Le style cinématographique de l'auteur nous plonge immédiatement dans son univers. Je le conseille à tous les amateurs du genre. Mais à lire en ayant du temps devant soi, afin de pouvoir le lire d'une traite!
Dis, Franck, ton prochain chef d'oeuvre est prévu pour quand ??! 

lundi 14 octobre 2013

C'est lundi, que lisez-vous? #1

"C'est lundi que lisez-vous" est un rendez vous hebdomadaire sur la blogosphère, qui consiste à faire le point sur ses lectures passées, sa lecture en cours et ses lectures futures.

Je n'adhérais a priori pas trop au concept du "c'est lundi" qui fait fureur chez tous les blogueurs littéraires. Trop exigeant pour moi, j'avais le sentiment que ça allait casser la spontanéité de mes lectures. C'est vrai qu'en général, je pioche mes livres les uns après les autres dans mon étagère sans trop me poser de question. J'ai tendance à lire en priorité les livres qu'on m'a prêtés, de façon à pouvoir les rendre à leur propriétaire dans un délai raisonnable mais sinon je me laisse guider au petit bonheur la chance. Mais en discutant avec Maelynn, qui est une fille vraiment sympa et pas avare de conseils, je me suis dit que finalement, le "c'est lundi" apparaît comme une sorte de challenge qu'on se fixe à soi-même, et que ça me permettrait de ponctuer mon calendrier de lecture avec un peu plus de rigueur. A défaut d'objectif hebdomadaire, j'ai tendance à parfois traîner le même bouquin sur un mois... peut être que le fait d'écrire chaque lundi un bilan de lecture me donnera envie d'être plus régulière dans ma lecture? Et puis si je n'ai pas changé de bouquin depuis 2 semaines, je zapperai le "c'est lundi", et y'aura pas mort d'homme ! (un peu comme avec la gym).

Voilà, ce point étant éclairci, je me lance donc dans mon premier "C'est lundi". 

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La semaine dernière, j'ai lu

Les Cafards, de Jo Nesbo.


Un bon polar nordique, une aventure de l'inspecteur Harry Hole, qui m'a emmené à Bangkok. 
Un bon moment, sans doute pas un souvenir impérissable, mais un bon moment tout de même.

sur livraddict: c'est ici

pour lire ma chronique: c'est juste là




Cette semaine, je lis

Puzzle, de Franck Thilliez 


D'abord, parce que c'est un auteur que j'adore et avec qui je suis certaine de passer un super moment. 
Il écrit en général des thrillers "retourne cervelle" dans lesquels je me laisse entraîner sans aucune résistance! 

Ensuite, parce que ce roman a enchanté ma chef qui me l'a aussitôt prêtée pour me faire partager son bonheur. Et c'est un principe, je lis en priorité les livres qu'on me prête !

Bref, je suis totalement impatiente de démarrer cette lecture qui s'annonce totalement addictive !

sur livraddict: c'est ici


Ensuite, je lirai...

Nos Etoiles Contraires, de John Green


Il me faudra autre chose qu'un polar ou qu'un thriller après le roman de Franck Thilliez. 
Quelque chose de moins "prise de tête" mais pas trop léger quand même.
Je pense que ce roman peut relever le défi, au vu des différents avis que j'ai pu lire sur la blogo.

sur livraddict: c'est ici


Voilà voilà, bonne semaine de lecture à vous !


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dimanche 13 octobre 2013

Mon avis sur "Les Cafards", de Jo Nesbo



Les Cafards

Auteur: Jo Nesbo

Année de parution:2012


Editions:folio policier


Genre: polar

Nombre de pages:500
lu en:octobre 2013

Acheté: 1 euro à Emmaüs

ma note: 4 sur 5
(bon moment de lecture)


Sur livraddict:  c'est ici

Quatrième de couverture

Un somptueux couteau thaïlandais enduit de graisse norvégienne est retrouvé planté dans le dos d'un ambassadeur scandinave. l'homme est mort dans une chambre de passe à Bangkok. Près de lui, une valise au contenu sulfureux, de quoi nuire, de quoi faire très mal... 
A peine revenu d'Australie, Harry Hole repart pour l'Asie, ses usages millénaires, ses secrets, et sa criminalité dont il ignore tout. Toujours aussi cynique, intimement blessé, l'inspecteur venu d'Oslo va se heurter de plein fouet à cette culture ancestrale en pleine mutation. Un tueur local monstrueux le traque sans relâche. L'affaire se complique au-delà de la raison. Bangkok reste une ville à part. Un mystère pour celui qui s'y arrêté. Hole ira au plus profond du cœur d'un homme, jusqu'à l'invraisemblable...

Mon avis: 

Ce n'est pas à travers le premier opus de Jo Nesbo, L'homme Chauve-Souris, que j'ai découvert l'inspecteur Harry Hole mais dans ce 2ème volet de ces aventures. Après avoir connu le succès lors d'une enquête en Australie, cet inspecteur venu d'Oslo est envoyé en Thaïlande afin d'élucider l'assassinat d'un diplomate norvégien, retrouvé poignardé dans une chambre de bordel, le genre d'affaire qui pourrait faire tâche dans les médias... On l'envoie donc sur place afin de boucler rapidement cette affaire et, si possible, sans faire de vagues. Pour ce qui est de trouver le coupable, bien sûr, l'inspecteur y parviendra. Evidemment, comme dans tout bon polar nordique, ce ne sera qu'après avoir soupçonné successivement les multiples personnages de l'intrigue que l'on découvrira le visage de l'assassin, qu'on avait finalement un peu trop vite éliminé de la liste des suspects. 

Mais pour ce qui est de "ne pas faire de vague", le pauvre Hole aura bien du mal à garder le silence face aux découvertes qu'il fera à Bangkok, ville au climat étouffant, à la chaleur éprouvante, à la corruption omniprésente à toutes les échelles de la société, en plein essor économique notamment en matière de spéculation boursière mais surtout, ville où règne la prostitution et la pédophilie. Il s'agit d'un roman très documenté sur cette ville, sur la culture thaïlandaise, sur son histoire aussi. Finalement, si la prostitution a connu un tel essor à Bangkok, c'est essentiellement parce que les américains en avaient fait leur bordel durant la campagne du Viet Nam. C'est dans cette ambiance assez glauque que le Norvégien devra mener son enquête, en duo avec l'inspecteur Liz Crumbley, américaine au visage asiatique, surdouée parlant couramment le thaï, avec une carrure de gorille et arborant un crâne rasé... 


J'ai fait la connaissance du personnage de Harry Hole avec beaucoup d'intérêt. Cet homme de trente ans, traumatisé par le viol subi par sa soeur, brisé après avoir perdu les deux femmes qu'il a aimées, alcoolique en cours de sevrage, cynique, aux répliques corrosives, m'a beaucoup plue. J'aurai plaisir à lire d'autres de ses enquêtes. 



Ce que je retiendrai de ce livre:


Au délà de l'intérêt de l'enquête en elle -même, dont le rythme augmente crescendo et nous offre un dénouement tout à fait satisfaisant, Nesbo nous fait surtout visiter Bangkok et ses dérives. Une chose est sure, ça ne donne pas envie d'y aller en voyage.
 

samedi 5 octobre 2013

Mon avis sur "La vérité sur l'affaire Harry Québert", de Joël Dicker

La vérité sur l'affaire Harry Québert


Auteur:  Joël Dicker


Année de parution:2012


Editions de Fallois - l'Âge d'Homme


Genre: roman / polar

Nombre de pages: 663
lu en: septembre et octobre 2013

Prêté par mon amie Virginie

ma note: 5 sur5
(super fann!)

Sur livraddict:  c'est ici

Quatrième de couverture

A New York, au printemps 2008, alors que l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente: il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois.

Le délai est près d'expirer quand soudain, tout bascule pour lui: son ami et ancien professeur d'université, Harry Québert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d'avoir assassiné en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.
Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les évènements: l'enquête s'enfonce et il fait l'objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d'écrivain, il doit absolument répondre à trois questions: Qui a tué Nola Kellergan? Que s'est-il passé dans le New Hampshire à l'été 1975? Et comment écrit-on un roman à succès? 
Sous ses airs de thriller à l'américaine, La Vérité sur l'Affaire Harry Québert est une réflexion sur l'Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.

Mon avis: 

Enorme coup de coeur pour ce livre. ça fait deux jours que je l'ai terminé, et je rumine ma chronique, voulant absolument rendre justice à ce roman, même si je suis consciente que j'aurai beaucoup de mal à me montrer exhaustive. A vrai dire, tout est dans le 4ème de couverture. Il ne faut pas en dire plus, au risque de raconter toute l'histoire et de tout gâcher. Car ce qui est merveilleux dans ce livre, c'est qu'on se retrouve plongé dans le passé, en 1975, en Amérique profonde, à Aurora, et qu'on fait la connaissance avec une multitude de personnages auxquels on s'attache, et qui cachent tous un secret. Tout le génie de l'auteur, c'est d'avoir écrit un scénario dans lequel les événements s'imbriquent parfaitement, avec de multiples rebondissements, des révélations incroyables sur la fin. On se projette facilement à Aurora, ses lieux communs, on s'imagine sans peine sur la terrasse de la maison d'Harry Québert, face à l'océan,...mais ce décor idyllique sera le théâtre d'un drame qui restera inexpliqué jusqu'à ce que Marcus Goldman, trente ans plus tard, ne mène une contre-enquête afin d'innocenter son maître à penser, Harry Québert.

Au-delà d'une très bonne enquête policière, l'auteur aborde des thèmes très diversifiés, ce qui fait de ce roman, à mon sens, un coup de coeur. On pourrait en parler pendant des heures tant il y a de pistes de lecture. J'adore sortir d'une lecture avec cette impression d'une multitude de thèmes abordés, disséminés tout au long du roman. Joël Dicker livre sa "recette" pour écrire un best seller: chaque chapitre commence par un conseil prodigué par le grand Harry Québert à son disciple, Marcus, pour réussir à écrire un bon roman. En nous livrant une véritable réflexion sur l'écriture, et sur le métier d'écrivain, l'auteur s'amuse également à parodier le monde de l'Edition, en dressant un portrait acerbe de la société de médias dans laquelle nous vivons, et en se moquant volontiers de l'auteur à succès, qui connait la gloire mais déchante rapidement, hanté par l'angoisse de la page blanche et sous la pression de son éditeur qui veut lui faire cracher son nouvel opus à n'importe quel prix, quitte à embaucher des "nègres" qui écrivent à sa place !


Ce roman évoque des tabous, traite de la relation professeur-élève mais aussi de la relation mère-enfant (très burlesque en ce qui concerne Marcus et sa mère!), et nous fait également nous interroger sur les remords, la rédemption. C'est, enfin et surtout, un roman sur l'imposture. 


De nombreuses pistes de réflexion, donc, et une intrigue très bien menée. Plusieurs jours après avoir lu ce livre, je m'interroge encore. J'ai du mal à quitter Aurora pour entrer dans le décor d'un autre roman. C'est sans doute à cela que l'on reconnait un grand livre.


Si je devais évoquer un point négatif, je dirais que le roman comporte des longueurs et des répétitions. Elles ne sont pas forcément désagréables, elles sont, je pense, nécessaires à la compréhension de l'intrigue car chaque élément de l'histoire est repris du point de vue de chacun des personnages. Mais elles peuvent créer un certain ennui. par ailleurs, le personnage de Nola, la jeune victime de 15 ans, reste difficile à cerner, même une fois qu'on a refermé le livre. Elle ne m'a pas vraiment attiré de la sympathie, pourtant toute l'histoire tourne autour d'elle.


Le rythme peine à se maintenir tout au long de la lecture, et tout se précipite sur les cent dernières pages, durant lesquelles on découvre finalement une vérité à laquelle on ne s'attendait pas, la vérité sur chacun des personnages de l'histoire, et on est, à proprement parler, sur le cul. 


Ce que je retiendrai de ce livre:


Joël Dicker est indéniablement un auteur à suivre. Ce roman m'a complètement transportée et je suis triste de l'avoir terminé. Un grand livre, en ce qui me concerne.