mercredi 27 février 2013

Les âmes vagabondes, de Stephenie Meyer

Les Ames vagabondes

Auteur: Stephenie Meyer 

Année de parution: 2010

Editions: Livre de poche

Genre:  science fiction
Nombre de pages: 830
lu en: février 2013

Acheté: 3 euros sur une brocante

ma note: 3 sur 5
(découverte intéressante)

Sur livraddict:  c'est ici

Quatrième de couverture

La Terre est envahie. L'humanité est en danger. Nos corps restent les mêmes, mais nos esprits sont contrôlés. Mélanie Stryder vient d'être capturée. Elle refuse cependant de laisser place à l'être qui tente de la posséder. Quelque part, caché dans le désert, il y a un homme qu'elle ne peut pas oublier. L'amour pourra-t-il la sauver ?

Mon avis: 

Une chose est sure, ce livre ne m'a vraiment pas laissée indifférente. Je l'ai terminé ce midi (avalé en 3 jours et j'aurais pu le lire beaucoup plus vite si je n'avais pas eu d'autre choses à faire comme aller travailler...) et depuis, je réfléchis à la chronique que je vais en faire. J'ai beaucoup de mal à recentrer mes idées, noyée dans le flot de questions que je me suis posée en découvrant cette histoire. Je vais donc essayer de faire simple, et de ne pas (trop) révéler de détails du roman. 

Comme bien souvent lorsque je lis un livre de Stephenie Meyer, je me suis laissée entrainer. Son style est vraiment agréable, même s'il perd beaucoup de nuances à cause de la traduction. Passer trois jours à fond sur un bouquin de 800 pages, être enthousiaste, avoir hâte de connaitre la fin: délicieuse sensation.

Cependant, j'ai quand même quelques reproches à faire.

L'auteur nous plonge dans un univers vraiment très intéressant. L'humanité a été envahie par des créatures extraterrestres, les Âmes  qui contrôlent nos esprits. On découvre que ces aliens colonisent des planètes pour y répandre la paix et l'harmonie: elles sont bienveillantes, guérissent toutes les maladies, ne connaissent pas la haine, œuvrent pour le bien commun. Cependant, en envahissant les humains, elles les ont privé de leurs émotions, de leur libre arbitre. 
Quelques humains, rebelles, résistent à l'envahisseur et vivent cachés. 
Une âme très particulière, Vagabonde, est insérée dans le corps de Mélanie, une humaine à très forte personnalité, qui résiste même une fois effacée. Une forte amitié naît entre les deux êtres, et va bouleverser le cours des choses. Car au lieu d'exploiter les souvenirs de Mélanie pour mener les siens vers les derniers résistants, Vagabonde va se ranger du côté de son hôte et l'aider à retrouver son petit frère et l'homme qu'elle aime. Elle découvrira les humains, leurs qualités, leurs défauts, et apprendra à les aimer jusqu'à se sentir comme une des leurs. 

Le postulat de départ était très enthousiasmant. Je m'attendais à un roman de SF très péchu, avec des courses poursuites, de la stratégie, des rebondissements. 

Non que je ne me sois ennuyée pendant cette lecture, mais il s'agit plus d'une romance sur fond de science fiction

Les héros ne sont jamais réellement mis en danger, je suis restée sur ma faim sur le plan de l'action. 

Il est plus question des sentiments des personnages, ce en quoi j'ai retrouvé ce que j'avais un peu déploré dans la saga Twilight. 

La fin n'en est même pas une. On est obligé d'attendre une suite. 


Ce que je retiendrai de ce livre: 

Globalement, ce fut une lecture très entrainante, mais une fois le livre refermé, j'ai ressenti une profonde déception quant au manque d'aboutissement du scénario et je suis restée sur ma faim.

dimanche 17 février 2013

Je contrôle tout (enfin presque), de Hélène Polle

Je contrôle tout (enfin, presque)

Auteur: Hélène Polle

Année de parution: 2004

Editions: Carnot - les Cygnes

Genre:  roman
Nombre de pages: 303
lu en: février 2013

Acheté: 3 euros sur une brocante

ma note:   1 sur 5
(sitôt lu, sitôt oublié)

Sur livraddict:  n'existe pas

Quatrième de couverture

"Comment faire comprendre:
- au père de vos enfants, qu'une cocotte minute se porte rarement autour du cou, par contre, des diamants...
- à votre fille de 17 ans, qui rêve de tenir un bistrot, qu'une licence IV, ce n'est pas mal, mais qu'un diplôme de kiné, c'est bien aussi
- à votre chien, que le canapé ne pourra jamais être le prolongement naturel de sa vessie...
Il faut se rendre à l'évidence, la réalité n'est pas toujours conforme à nos attentes.

L'auteur brosse un tableau réjouissance de la vie de famille. C'est aigu. C'est tonique. C'est drôle."

Mon avis: 

Ce 4ème de couverture m'a donné envie de lire ce roman, qui apparaissait comme une douce comédie sur la vie de famille. Malheureusement, je sors de cette lecture avec un certain malaise.  

Si je dois résumer l'histoire (qui n'en est pas vraiment une en fait...),il s'agit d'une femme de 44 ans, fonctionnaire, mère de trois enfants, en couple avec Luc, un homme d'affaire autoritaire et moqueur, qui pendant tout ce livre, nous dépeint son quotidien lamentable en essayant d'y insuffler des traits d'humour pour que le tout nous semble moins déprimant. 

Son mec (avec qui elle n'est pas mariée, mais c'est tout comme) est par bien des aspects détestable. Il ne fait que la rabaisser par des remarques sur son poids ou sur son physique, il n'est jamais d'accord avec elle. Il déteste même le chien qu'elle et les enfants ont décidé d'accueillir dans leur foyer. Certes, il lui offre pour son 45ème anniversaire une bague splendide et hors de prix dont elle rêve depuis des mois, ce qui lui suffit, semble-t-il, à être comblée de bonheur. 

Plus choquant encore, elle subit les besoins sexuels de son mari comme une véritable corvée, le décrivant comme une espèce de prédateur viril auquel elle tente à tout prix d'échapper comme une pauvre proie, en allant se coucher plus tôt que lui, ou en se couchant beaucoup plus tard en essayant de ne pas le réveiller. A aucun moment, il n'est fait état d'un moment de communion dans ce couple, d'une osmose, d'une relation sexuelle née d'un désir mutuel. Elle le subit systématiquement. Charmant, n'est-ce pas?

Alors on se dit en lisant ce livre, qu'elle va à un moment avoir une prise de conscience de ce qu'elle s'est reniée en tant que femme, de ce qu'elle n'a plus de respect pour elle-même. On espère qu'elle va se réveiller, se décider à perdre ses kilos superflus, à se sentir belle et digne d'amour, digne de respect, qu'elle va mettre les points sur les i à son mec et lui dire une bonne foi pour toutes qu'elle n'est pas sa bonne... En vain. 

En fait, ce livre n'est qu'une succession de petites anecdotes sur le petit entourage étriqué de l'héroïne.

Sa fille de 17 ans, qui reste hésitante sur son avenir professionnel, connait sa première peine de coeur, avec un type plus vieux avec qui elle couche et qui la jette aussitôt. Inquiétude d'une mère qui apprend que sa fille a le coeur brisé mais surtout qu'elle a eu un rapport sexuel non protégé. On apprend ensuite que le bilan de santé ne montre rien d'alarmant, ouf, on respire et on passe aussitôt à autre chose. 

Sa fille de 12 ans, qui se montre irascible et peu causante, révèle à un psy qu'elle considère sa mère comme l'unique responsable de son mal être . Une fois que la mère s'est pris cette nouvelle dans la tronche, elle fait son mea culpa à sa fille en lui rappelant combien elle l'aime et combien elle est désolée si elle a commis des erreurs: là encore, rideau, on passe à autre chose.

Un voyage d'une semaine en Tanzanie avec un couple de parents d'élèves se révèle une véritable corvée, pour cette mère de famille totalement en manque de ses enfants, accompagnée de son mec qui ne pense qu'à la sauter et l'humilie constamment par de petites remarques acerbes devant l'autre couple qui semble nager dans le bonheur.  

On espère un rebondissement, notre héroïne pensant avoir découvert que son mec la trompe avec sa meilleure amie...mais finalement non: la meilleure amie en question était en fait amoureuse du collègue de travail de Luc, lui même déjà en couple. Un adultère, d'accord, mais seulement si ce n'est pas votre mec qui vous trompe !

L'héroïne aura elle-même l'occasion de tromper son mec, mais s'y refusera finalement. Conscience oblige. Là encore, on pouvait espérer que cette rencontre avec un gentleman la fasse réagir et changer de vie: mais non! faux espoir! 

De ce fait, je n'ai pas compris où l'auteur voulait en venir. Cette femme a une vie qui ne la satisfait pas, elle passe le roman entier à se plaindre, jusqu'à la dernière ligne (parce que son horrible mec refuse à se décider à lui demander sa main), mais ne fait cependant rien pour que les choses changent. Elle semble même se complaire dans ce rôle de maman souffre-douleur, et de femme bafouée. 

Je ne me suis pas du tout identifiée à ce personnage. Et d'ailleurs, tant mieux. Je plains sincèrement les lectrices qui se sentiront proches de cette femme! J'ai éprouvé de la compassion pour elle à de maintes reprises mais finalement, sa complaisance et son laxisme m'ont énervée! Je ressors donc très déçue de cette lecture qui s'annonçait pourtant assez rafraîchissante  il ne faut pas toujours se fier au 4ème de couverture ! 


Ce que je retiendrai de ce livre: 

C'était une daube, et je suis contente de ne pas l'avoir payé cher. Le seul problème, c'est qu'avec cette chronique désespérante, je risque d'avoir du mal à le refourguer à quelqu'un pour faire de la place dans ma bibliothèque !

jeudi 14 février 2013

la Chambre des Morts, de Franck Thilliez

la Chambre des Morts

Auteur: Franck Thilliez

Année de parution: 2006

Editions: Pocket

Genre:  thriller
Nombre de pages: 341
lu en: février 2013

prêté par ma chef (merci !!)

ma note: 5 sur 5
(super fann!)

Sur livraddict:  c'est ici
Quatrième de couverture

Imaginez...
Vous roulez en pleine nuit avec votre meilleur ami, tous feux éteints. 
Devant vous, un champ d'éoliennes désert.
Soudain, le choc, d'une violence inouïe. Un corps gît près de votre véhicule. A ses côtés, un sac de sport. Dedans, deux millions d'euros, à portée de main.
Que feriez-vous?
Vigo et Sylvain, eux, ont choisi.
L'amitié a parfois le goût du sang: désormais, le pire de leur cauchemar a un nom...la Bête."

Mon avis: 

J'avais déjà eu l'occasion de lire un roman de Franck Thilliez il y a quelques années, Train d'Enfer pour Ange Rouge, sur invitation de mon amie Delphine qui est très fan de cet auteur.

J'avais bien aimé le ton de cet auteur, qui encre ses histoires dans le Nord de la France, qui écrit avec réalisme, et dissèque à merveille les méandres de l'âme humaine, sa faculté à basculer vers le Mal. A la lecture de la Chambre des Morts, je suis réellement devenue fan de Thilliez. J'ai adoré ce livre! Difficile d'expliquer pourquoi sans révéler des détails de l'histoire (et je ne veux pas faire de spoiler au risque de gâcher la lecture des autres) mais en quelques mots:

- L'histoire se déroule sur plusieurs plans. 

Deux ingénieurs et amis de longue date viennent d'être licenciés et sombrent dans le désespoir. Un soir, ils décident de taguer les murs de l'entreprise qui vient de les virer. Sur la route du retour, un accident mortel et un choix, qui les poursuivra jusqu'à l'issue de cette histoire. L'un choisira vite: faire disparaître le cadavre, effacer ses traces, conserver le fric. L'autre le suivra mais sa conscience le taraudera, mettant à mal leur amitié. 

Ca pourrait s'arrêter là, mais le pire est ailleurs: la victime de cet accident de voiture venait, en fait, remettre une rançon pour récupérer sa petite fille qui venait d'être enlevée. Le psychopathe, bien décidé à récupérer l'argent, est particulièrement pervers, et plus on découvre l'étendue de sa folie, plus on espère qu'il sera vite démasqué...avant de commettre d'autres horreurs!! 

Il sera surtout question de domination, de sadomasochisme, de taxidermie. Certaines scènes ont été difficiles pour moi, qui déteste qu'on s'en prenne aux animaux. Heureusement, l'auteur n'est pas trop descriptif et laisse place à l'imaginaire de son lecteur. Il n'en est donc rien sorti de traumatisant en ce qui me concerne (ouf! pas de cauchemars à l'horizon).

Une policière, Lucie Hennebelle (personnage qui deviendra récurent dans les romans suivants du même auteur), mère célibataire, va mener l'enquête, d'abord sur ces vulgaires tags à l'encontre de l'entreprise en pleine crise économique, va démontrer des prouesses de Profiler en cherchant à démasquer le psychopathe enleveur d'enfants. 

A travers ces trois points de vue, l'histoire se tisse habilement et nous emporte dans un rythme haletant. J'ai lu ce livre très vite, comme on regarde un bon film !

- Malgré l'aspect très sombre de cette histoire, à travers l'écriture de Franck Thilliez, le Nord Pas de Calais ressort grandi, loin des clichés habituellement diffusés dans les journaux télévisés, où les Chtis semblent tous être des pochetrons au chômage, stupides, sans hygiène (voir incestueux)... Thilliez nous offre de belles descriptions de lieux connus (oui, je suis du Nord, forcément...): la place de Lille, le Pasino de Saint Amand les Eaux, Dunkerque, les plages du Nord...

Il nous offre des personnages dignes.

Une mère célibataire qui se donne à fond dans son boulot, qui ne compte pas ses heures de travail, malgré ses deux jumelles qui l'empêchent de dormir la nuit.

Deux ingénieurs informaticiens qui, après le succès de la bulle internet, déchantent et se retrouvent au chômage, ce qui les fera glisser du côté obscur. 

L'un est un jeune père de famille, affectueux, mais miné par les problèmes financiers.

L'autre est célibataire, issu d'une famille d'immigrés polonais, dont le père s'est tué la santé dans les mines de charbon. 

Il n'est pas difficile de s'identifier à ces personnages, et de s'y attacher. 

- Le seul petit bémol, en ce qui me concerne, réside dans le personnage de Lucie Hennebelle, le flic qui mène l'enquête. On devine une femme au lourd passé, avec des blessures psychologiques importantes (l'auteur restera mystérieux, mais remettra à plusieurs reprises sur le tapis une étrange boite en verre teinté qu'elle garde chez elle, et qui semble contenir ses secrets les plus sombres). Un personnage haut en couleur, mais que j'ai eu du mal à cerner. Elle est gardien de la paix, alors qu'elle déploie des talents incroyables en matière de profilage, de psychologie criminelle. Sa maison regorge de documentation sur les psychopathes, sur les techniques d'enquête, sur la criminologie. Elle en connait un sacré rayon, mais on ne comprend pas pourquoi elle n'a pas un grade plus important? Elle a largement les capacités pour diriger cette enquête. Au lieu de ça, elle mène son enquête quasiment dans son coin, ses collègues masculins rechignent à écouter ses observations pourtant très pertinentes. 

Peut-être est-ce une façon pour l'auteur de traiter le sujet de la parité, car il est à de nombreux égards question de l'égalité homme/femme notamment dans la psychologie du psychopathe recherché par la police. Le psychopathe glorifie le sexe féminin, tandis que la policière souffre du léger machisme de sa hiérarchie. Il y a sans doute un parallèle à établir.

Ce que je retiendrai de ce livre:

En résumé, un excellent moment, avec un suspense intense, une écriture riche, une belle image de ma région. Je recommande !

vendredi 8 février 2013

Ta carrière est fi-nie, de Zoe Shepard

Ta carrière est fi-nie

Auteur: Zoe Shepard

Année de parution: 2012

Editions: Albin Michel

Genre: roman
Nombre de pages: 291
lu en:  février 2013

Cadeau de maman à mon chéri

ma note: 3 sur 5
(découverte intéressante)


Sur livraddict:  c'est ici

Quatrième de couverture

"Placardisation: n.f. (du lat. placibilitas: clémence et arfuus: difficile). Résultat de la crise d'autoritarisme d'un chefaillon frustré consistant à mettre à l'écart tout salarié qui n'exécute pas béatement ses ordres imbéciles."

Mon avis: 

J'ai découvert cet auteur dans ce 2ème opus après être totalement passée à côté du phénomène "Absolument dé-bor-dée" (parfois, oui, je vis dans une grotte) et j'ai bien aimé le ton très second degré avec lequel elle fustige toutes les aberrations de l'Administration française ! C'est très rafraîchissant  ça grouille d'anecdotes derrière lesquelles on sent un certain vécu...J'ai lu, après coup, beaucoup de critiques négatives reprochant à l'auteur de caricaturer les fonctionnaires et de "tirer sur l'ambulance" sans proposer de réelle solution pour réformer le système. Je ne pense pas que ce soit le propos de l'auteur de se présenter en grande prêtresse donneuse de leçons. Elle dénonce, simplement, et elle le fait avec beaucoup d'humour. 


A de nombreuses reprises, je me suis dit que finalement, on retrouve les mêmes paradoxes dans de nombreuses entreprises privées: cadres supérieurs qui brassent du vent à longueur de journée mais se refusent à quitter le bureau avant 20 heures sous peine d'être taxé de fainéantise  passe-droits pour recruter amis et/ou partenaires sexuels, ...

Ici, l'héroïne a le malheur de rendre à son supérieur hiérarchique une note dans laquelle elle le met en garde sur l'illégalité de certains aspects du projet qu'il est en train de mettre en place. Bien mal lui en prend car elle se retrouve mise au placard. Entre son élu aussi stupide qu'un acteur de série Z, son supérieur hiérarchique benêt épaulé par une Alix tyrannique, son assistante digne d'une Eve Angeli...il y a eu des moments où j'ai vraiment éclaté de rire.

Ce livre m'a fait du bien, il m'a permis de m'aérer un peu le cerveau, d'y mettre un peu de légèreté, entre deux polars bien trashs!


Ce que je retiendrai de ce livre: 

Une lecture légère et divertissante, dont il ne faut pas attendre plus que sa vocation première: faire rire au sujet des paradoxes de l'Administration française. 

dimanche 3 février 2013

le loup dans la bergerie, de Gunnar Staalesen

le Loup dans la Bergerie

Auteur: Gunnar Staalesen

Année de parution: 1977

Editions: libra diffusio

Genre: polar

Nombre de pages: 377
lu en: février 2013

emprunt médiathèque

ma note: 3 sur 5
(belle découverte)

Sur livraddict:  c'est ici

Quatrième de couverture

Varg Veum, ancien salarié à la protection de l'enfance de la ville de Bergen en Norvège, est devenu détective privé après avoir été remercié pour avoir eu la main lourde sur un type qui prostituait une gosse en perdition. Les affaires ne vont pas fort. La police officielle ne l'aime pas. Divorcé, il refuse toutes les affaires sentimentales et s'en console à l'aquavit. Jusqu'au jour où un avocat de renom lui demande de suivre son épouse pour un constat d'adultère. Ce que Veum refuse, il l'accepte le lendemain quand un autre homme se présente avec le même portrait de femme en lui demandant de retrouver sa sœur perdue de vue...

Mon avis: 

Les polars nordiques ont la côte !

Bien avant la saga Millenium, l'auteur norvégien Gunnar Staalesen avait créé le personnage de Varg Veum, détective (ancien employé à la Protection de l'Enfance), quadragénaire à la vie sentimentale et familiale chaotique (père absent d'un fils dont il aime toujours la mère et dont il espère le retour...), à l'hygiène de vie désastreuse (il carbure à la clope et à l'aquavit).

J'ai suivi, cet été, une autre enquête de Varg Veum, dans le livre "Fleurs Amères" (qui mériterait que j'y consacre un billet mais il faudrait alors que je le relise, pour être tout à fait exhaustive).

"Le loup dans la Bergerie" est une des premières enquêtes de Varg Veum, et ça se ressent. 

Le scénario n'est pas décevant, c'est une belle enquête, bien ficelée, mais somme toute assez plate. Au cours de cette enquête, Varg Veum découvrira l'existence d'une agence de baby sitting qui pratique des prix prohibitifs, qui s'avèrera finalement être une société écran, prétexte à la pratique de la prostitution et au proxénétisme. Pourtant, cela ne suffira pas à faire "décoller" cette histoire, dont le dénouement était assez prévisible.

Pourtant, dès les premières lignes, j'ai apprécié le ton de l'auteur et le tableau dressé de notre détective, fumant clope sur clope dans son petit bureau, avec à sa droite une pile de courriers à traite, à gauche, une pile de facture à payer, attendant désespérément l'appel téléphonique d'un providentiel client. On se croirait dans un film classique des années 1930, avec le détective privé qu'on imagine avec son chapeau et son trench coat...

L'histoire se déroule à Bergen, station balnéaire du Nord de la Norvège (lieu de naissance de l'auteur). Mais il n'y a quasiment aucune description des lieux, ce qui fait que la même histoire pourrait se dérouler n'importe où ailleurs. Pas de réelle description du climat norvégien, pas d'envolée lyrique sur l'amour de la patrie, ou sur les souvenirs d'enfance de l'auteur.

Ce que je retiendrai de ce livre: 

Je dirai que j'ai passé un  bon moment avec ce polar, mais que je l'oublierai certainement aussitôt que j'entamerai une autre lecture ! Mais j'apprécierai de retrouver Varg Veum dans une autre enquête.

samedi 2 février 2013

Des Chats et des Hommes, de Patricia Highsmith

Des Chats et des Hommes

Auteur: Patricia Highsmith

Année de parution:2007

Editions: Calmann Lévy

Genre: recueil de nouvelles

Nombre de pages: 157
lu en: février 2013

Emprunt médiathèque

ma note: 3 sur 5
(belle découverte)

Sur livraddict:  c'est ici

Quatrième de couverture


Ce petit recueil célèbre le chat dans tous ses états: en personnage de fiction, en inspirateur de poème, en sujet d'étude, en modèle d'artiste. 
La découverte, par le chat de la maison, d'une trouvaille macabre, jette un trouble profond dans une maisonnée très chic de la campagne anglaise.
Une rivalité entre un homme et un chat, tous deux épris de leur...maitresse commune.
Un animal mystérieux qui va et qui vient dans la maison...ou dans la tête de ce jeune couple anglais par trop normal.

Mon avis: 

Les gens qui me connaissent le savent, le chat est une véritable passion pour moi, depuis le plus jeune âge. Je ne suis toutefois pas "excessive" dans mon engouement: j'ai un chat, une chatte soyons précis, de six ans, là où d'autres en ont 12 et ont littéralement sacrifié espace et hygiène au profit de ces adorables boules de poils. Mais mon animal est une vraie source d'inspiration pour moi. Depuis qu'elle est toute petite, je peux passer des heures à la regarder dormir, à jouer avec elle, elle me suit partout dans la maison, je lui parle... Je pensais que cet enthousiasme débordant allait tiédir avec les années mais pas du tout, six ans après, je suis toujours aussi gaga avec mon chat ! Et mon conjoint, qui initialement n'était pas très chaud pour adopter un chat, a vite changé d'avis: il est limite plus gaga que moi avec notre chatte, il prend soin d'elle, lui parle, fait attention à ses petites manies et à ses craintes de chat d'intérieur...Ce qui démontre la puissance du pouvoir de séduction du chat qui arrive à convaincre même les plus sceptiques !

De ce fait , dès que je vois "chat" dans le titre d'un livre, mes yeux sont hypnotisés. J'ai trouvé ce bouquin à la médiathèque, par hasard, et le quatrième de couverture m'a convaincue.

Il s'agit d'un recueil de trois nouvelles ayant un personnage commun: le chat.

Patricia Highsmith est plus connue pour des romans à caractère policier, j'avais notamment lu, il y a de nombreuses années, le Talentueux Monsieur Ripley. Elle s'illustre ici dans un recueil de nouvelles autour du chat, qui semble être son animal totem.

Des trois nouvelles qui composent ce livre, j'ai préféré la seconde. 

Elle est racontée à la première personne par un chat, très attaché à sa maîtresse  mais détesté par l'amant de passage de cette dernière qui le persécute et s'emploie à lui causer du tort, voir à le faire disparaître  Nous voilà plongé dans les pensées de ce pauvre chat, à qui aucun répit n'est accordé, qui ne peut plus se reposer tranquillement sans être importuné par cet amant jaloux! On tremble pour cette pauvre bête menacée à chaque instant mais qui, heureusement, ne se laissera pas abattre et parviendra à retourner la situation à son avantage.

La première nouvelle ressemble à une histoire policière à la Agatha Christie, avec une ambiance très anglaise, un huis clos dans une maison de famille, des personnages réunis dans un salon en train de prendre le thé...et soudain, le chat revient de dehors, avec dans sa gueule, deux doigts humains! Il s'agira de découvrir où le chat a fait cette trouvaille, et, si cadavre il y a, qui est l'assassin? 

La troisième nouvelle est un peu plus fantastique, puisqu'un couple, en apparence très ordinaire, se met à apercevoir une bête étrange dans sa maison et fait appel au chat de leurs voisins pour se débarasser du mystérieux clandestin... dont on finit par se demander s'il existe ailleurs que dans leur imagination ? Ambiance Edgar Allan Poe assurée. 

A la fin du recueil, on trouve quelques poèmes écrits par Patricia Highsmith, des odes au Chat, mais que je n'ai pas pris le temps d'étudier car je suis absolument réfractaire à la poésie. 

Ce que je retiendrai de ce livre: 

En conclusion, une lecture sympathique, qui m'a fait sourire à bien des occasions car le chat y est parfaitement décrit et représenté. On devine chez cet auteur un véritable amour des chats, que je ne peux que comprendre et partager !